Entre deux averses, la sieste du jeune chamois
Entre deux averses, je décide de monter observer la harde de chamois, avec l’espoir d’apercevoir les chevreaux de l’année. Pour l’instant, aucun signe des nouveau-nés. L’an dernier déjà, mes premières observations n’avaient eu lieu qu’au courant du mois de juin.







Mais cette sortie m’a tout de même réservé une belle surprise. Un jeune chamois de l’année précédente est venu tranquillement s’installer à proximité de ma position. L’heure était à la sieste et l’animal somnolait paisiblement, sans trop craindre ma présence. Ces instants de calme sont toujours précieux en photographie animalière : ils permettent d’observer les attitudes naturelles et de travailler ses images avec douceur et patience.


La végétation printanière offrait de magnifiques premiers plans. Quelques feuillages légèrement flous sont venus habiller les compositions, apportant des touches de couleur et de profondeur qui mettent en valeur la silhouette du chamois. J’aime particulièrement utiliser ces éléments naturels pour créer une ambiance plus immersive et donner une sensation d’intimité avec le sujet.
Chez le chamois, les naissances ont généralement lieu entre mai et juin, après une gestation d’environ six mois. Le chevreau est capable de suivre sa mère seulement quelques heures après sa naissance, une adaptation indispensable dans les milieux escarpés où évolue l’espèce. Durant ses premiers mois, il reste très proche de sa mère et apprend progressivement à se déplacer dans les pentes rocheuses.


Il est souvent possible d’estimer l’âge d’un jeune chamois grâce à plusieurs critères physiques. Chez les chevreaux de l’année, les cornes sont encore très courtes : elles ne dépassent généralement pas la pointe des oreilles. À partir d’un an, les cornes deviennent plus visibles et commencent à se recourber légèrement vers l’arrière. Le pelage et le comportement donnent également de précieux indices : les jeunes animaux restent souvent plus curieux et plus insouciants que les adultes.





Observer ces scènes de tranquillité rappelle combien la montagne impose son propre rythme. Il faut accepter l’attente, les sorties sans résultat, les changements de météo… puis parfois, entre deux averses, la nature offre simplement un moment suspendu.





