Akuma, l’ibis chauve

Autrefois très répandu, l’ibis chauve est devenu un oiseau classé sur la liste rouge de l’UICN comme « gravement menacé d’extinction » depuis fin 2018. Le nombre d’Ibis Chauve estimé par l’Union Internationale pour la conservation de la nature est de 200 à 249 dans le monde. Une très faible population !

Selon divers documents historiques, sa disparition n’est pas dû aux changements climatiques ou à l’expansion de l’agriculture ou de la déforestation. La raison serait principalement que les oeufs de l’Ibis chauve étaient un met très apprécié par l’homme. Notre responsabilité est donc engagée. Pour sauver l’espèce, des programmes de réintroduction ont été lancés dans les Alpes, en Autriche et en Italie.

Quelle chance donc de pouvoir observer cet individu dans nos contrées.

J’ai pu observer son talent de chasseur de vers de terre. Une dextérité exceptionnelle avec son bec façonné pour cette tâche.

Il est naturellement nommé chauve par sa coiffe particulière. Un oiseau avec un physique unique mais qui fait son charme. Malgré ma présence, il est resté à distance mais n’est de loin pas très craintif.

Une membrane de protection blanche vient couvrir régulièrement ses yeux pour les protéger. Cet élément amène encore un peu de mystère à cet ibis chauve.

Celui-ci s’appelle Akuma et comme la majorité des oiseaux rares, il est bagué. L’ensemble de ces mouvements sont donc traqués et répertoriés pour comprendre les comportements et habitudes de l’espèce. Ces éléments sont cruciaux pour son programme de réintroduction.

N’oublions donc pas que nos actions d’aujourd’hui ont une forte influence sur notre futur ! Profitons et faisons en sorte que nos générations futures puissent encore les observer.